Le périmètre exact varie selon les entreprises, mais le cœur du métier tient en cinq blocs :
1. Traitement des commandes : réception (email, EDI, portail), vérification (prix, disponibilité, conditions négociées, encours client), enregistrement, accusé de réception. C'est ici que se joue la fiabilité de toute la chaîne : une commande mal saisie = un litige de facturation 30 jours plus tard.
2. Suivi de l'exécution : coordination avec la production ou la logistique, information proactive du client en cas de retard, gestion des reliquats et livraisons partielles.
3. Facturation : émission conforme (les 14 mentions obligatoires), respect des conditions négociées (remises, RFA, échéances), gestion des acomptes et situations.
4. Litiges et avoirs : qualification du litige (prix, quantité, qualité, délai), émission des factures d'avoir, suivi de la résolution. Un taux de litiges > 2 % des factures signale presque toujours un référentiel produits/prix mal tenu.
5. Recouvrement de premier niveau : relances avant et après échéance, en lien avec la comptabilité clients. L'ADV connaît le contexte commercial (litige en cours ? promesse de commande ?) que la compta n'a pas.
Le piège PME classique : l'ADV n'existe pas en tant que fonction. Le commercial saisit ses commandes "quand il a le temps", l'assistante de direction fait les factures le vendredi, personne ne relance. Résultat mesurable : DSO qui dérive, litiges récurrents, et un dirigeant qui découvre les impayés au moment où la trésorerie coince.
Les trois niveaux de maturité :
Les KPIs qui comptent :
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Essai gratuit 14 jours Le prix du module : Gestion commerciale OrizenLa gestion commerciale couvre l'ensemble du cycle de vente, prospection et devis compris. L'ADV en est le segment aval : elle démarre quand la commande existe et s'arrête quand l'argent est encaissé. En PME, les deux sont souvent portées par le même outil (et parfois la même personne) — la distinction compte surtout pour structurer les responsabilités : le commercial possède la relation et la négociation, l'ADV possède la conformité et le délai d'exécution.
Le seuil pratique se situe autour de 50-80 commandes/mois ou dès que le traitement administratif des ventes dépasse un mi-temps réparti sur plusieurs personnes. Avant ce seuil, mieux vaut investir dans l'outillage (gestion commerciale intégrée qui élimine les ressaisies) que dans un recrutement : un bon outil absorbe 60-70 % de la charge ADV d'une PME. Le recrutement devient pertinent quand il reste, malgré l'outil, un vrai travail de coordination logistique et de gestion des litiges.
Trois familles : les suites de gestion commerciale françaises intégrées (Orizen, Sellsy, Axonaut — devis → commande → facture → relances dans un seul flux), les ERP PME (EBP, Sage 100, Cegid) plus lourds mais plus profonds en logistique, et les outils spécialisés e-commerce (gestion des commandes multicanal). Pour une PME de services ou de négoce léger, la première famille suffit largement — voir notre comparatif des logiciels d'administration des ventes sur le blog.