Une plateforme agréée est un opérateur de dématérialisation immatriculé par l'État. Dans la réforme, elle émet, transmet et reçoit les factures électroniques, en extrait les données utiles à l'administration, et reçoit et transmet les données de transaction et de paiement (e-reporting). L'administration parle aujourd'hui de plateforme agréée ; en 2024, elle employait encore le nom de plateforme de dématérialisation partenaire, d'où le sigle PDP.
Pas de plateforme gratuite de l'État. La DGFiP l'explique dans sa foire aux questions : la France a choisi de faire transiter les échanges de factures par des plateformes agréées, pour ne pas concentrer les risques techniques sur un point de passage unique et pour limiter les coûts pour les finances publiques.
Le rôle de l'État. Il fixe le cadre juridique et les standards, et gère l'annuaire de la facturation électronique, qui indique à quelle plateforme de réception adresser la facture de chaque client. Le portail public de facturation (PPF) désigne l'opérateur public qui administre cet annuaire et concentre les données transmises par les plateformes pour le compte de l'administration fiscale. Les factures, elles, circulent entre plateformes agréées et ne sont pas centralisées par l'administration.
Émettre et recevoir. Chaque entreprise choisit sa plateforme de réception, qui peut être la même que pour l'émission ou une autre. Toutes les plateformes agréées proposent un socle commun de formats (UBL, CII et Factur-X), et un fournisseur ne peut pas imposer son format d'échange à son client.
Logiciel de gestion ou plateforme agréée ? Un logiciel de facturation ou de gestion qui n'est pas immatriculé passe obligatoirement par une plateforme agréée pour transmettre les factures et les données à l'administration. C'est le cas d'Orizen : il n'est pas plateforme agréée, prépare les factures et les transmet par deux plateformes agréées partenaires, B2Brouter et Super PDP, inscrites sur la liste officielle.
La DGFiP invite chaque entreprise à choisir sa plateforme selon ses besoins, son activité et le volume de factures échangées. Six points à vérifier :
1. L'inscription sur la liste officielle
La liste est publiée et tenue à jour sur impots.gouv.fr. Elle distingue les opérateurs qui remplissent toutes les conditions, tests d'interopérabilité compris, de ceux qui attendent leur immatriculation définitive. Pour être immatriculé, un opérateur démontre sa conformité fiscale, la sécurité de ses infrastructures et de ses données, et son interopérabilité technique avec le portail public de facturation et les autres plateformes.
2. Le prix
Selon la DGFiP, au 1er août 2026, plus d'une dizaine des 150 plateformes agréées proposaient des offres gratuites ou sans surcoût, répondant aux besoins essentiels des plus petites structures.
3. Le lien avec vos logiciels
Une plateforme s'utilise directement ou au travers de votre logiciel de facturation, de gestion ou de comptabilité. Vérifiez comment les factures émises partent de votre outil et comment les factures reçues y arrivent, pour éviter les ressaisies.
4. Les formats
Toutes les plateformes agréées proposent le socle UBL, CII et Factur-X. Si vous le demandez, votre plateforme de réception doit convertir la facture de votre fournisseur dans un autre format du socle.
5. La sécurité
Les plateformes agréées doivent notamment être certifiées ISO 27001 sur leur activité de facturation électronique, localiser les données hébergées dans l'Union européenne et se soumettre à des audits réguliers. L'immatriculation est délivrée pour trois ans renouvelables.
6. La possibilité de changer
Vous pouvez changer de plateforme agréée, notamment si vos besoins évoluent, et utiliser des plateformes différentes pour émettre et pour recevoir.
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Essai gratuit 14 jours Le prix du module : Facturation électronique 2026 OrizenNon. Un logiciel qui n'est pas immatriculé peut rester votre outil : il transmet alors les factures et les données par une plateforme agréée. Vérifiez que cette plateforme figure sur la liste officielle publiée sur impots.gouv.fr. Orizen, par exemple, n'est pas plateforme agréée : il prépare les factures et passe par deux plateformes agréées partenaires, B2Brouter et Super PDP.
Réception : depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA, quelle que soit leur taille, doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Émission et e-reporting : depuis le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, au plus tard le 1er septembre 2027 pour les PME et les micro-entreprises. Selon la DGFiP, une PME emploie moins de 250 personnes et réalise un chiffre d'affaires annuel d'au plus 50 millions d'euros ou un total de bilan d'au plus 43 millions d'euros ; la taille s'apprécie au 1er janvier 2025, sur le dernier exercice clos avant cette date.
Vos fournisseurs ne peuvent pas vous adresser de facture électronique : votre adresse ne figure pas dans l'annuaire, et leur plateforme les informe que la facture n'a pas pu être délivrée. À titre exceptionnel, elle peut alors vous être envoyée par e-mail ou par courrier, sans conséquence sur l'exigibilité de la créance ni sur le paiement. Selon la DGFiP, l'absence de plateforme de réception expose à une amende de 500 € trois mois après une mise en demeure restée sans effet, portée à 1 000 € après chaque nouvelle période de trois mois (CGI, art. 1737, IV bis). Pendant la phase de démarrage, l'administration annonce qu'elle ne sanctionnera pas les entreprises engagées dans une démarche sérieuse de mise en conformité ; cette tolérance ne suspend pas l'obligation.