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Le chiffre d'affaires n'atteint pas le seuil de rentabilité : le point mort dépasse l'exercice et la marge de sécurité est négative.
Point mort calculé en supposant un chiffre d'affaires réparti régulièrement sur l'année.
Le calcul se fait dans votre navigateur : aucun chiffre saisi n'est envoyé à Orizen ni à un tiers. Montants hors taxes.
Le calcul repose sur un classement des charges selon leur comportement quand l'activité varie :
Certaines charges sont mixtes, comme un forfait avec dépassements ou une énergie en partie liée à la production : rangez leur part fixe et leur part variable séparément.
La marge sur coûts variables est ce qui reste du chiffre d'affaires une fois les charges variables payées. C'est elle qui finance les charges fixes, puis le bénéfice :
MCV = chiffre d'affaires HT − charges variables Taux de MCV = MCV / chiffre d'affaires HT × 100
Bpifrance Création et la CCI donnent la même formule :
Seuil de rentabilité = charges fixes / taux de marge sur coûts variables
Exemple. Une PME de négoce prévoit sur l'année :
| Donnée | Montant HT |
|---|---|
| Chiffre d'affaires | 500 000 € |
| Charges variables (achats, commissions) | 300 000 € |
| Charges fixes (loyer, salaires de structure, assurances) | 120 000 € |
MCV = 500 000 − 300 000 = 200 000 € Taux de MCV = 200 000 / 500 000 × 100 = 40,00 % Seuil de rentabilité = 120 000 / 0,40 = 300 000 € Marge de sécurité = 500 000 − 300 000 = 200 000 €, soit 40,00 % du CA
Lecture : à 300 000 € de chiffre d'affaires, la marge sur coûts variables couvre exactement les 120 000 € de charges fixes. Chaque euro vendu au-delà rapporte 0,40 € de résultat avant impôt. Avec 500 000 € prévus, les ventes peuvent baisser de 40 % avant que l'entreprise ne passe en perte.
Si le taux de marge sur coûts variables est nul ou négatif, il n'existe pas de seuil : chaque vente coûte plus qu'elle ne rapporte, et vendre davantage creuse la perte.
Le seuil de rentabilité s'exprime en euros ; le point mort, en temps. Bpifrance Création le calcule ainsi :
Point mort (jours) = seuil de rentabilité / chiffre d'affaires annuel × 360 ou 365
360 ou 365 jours ? La base de 360 jours suit l'année commerciale, douze mois de trente jours ; 365 suit le calendrier. Dans l'exemple : 300 000 / 500 000 × 360 = 216 jours, ou × 365 = 219 jours. Le calculateur propose les deux : gardez la même base d'une année sur l'autre.
L'hypothèse d'activité régulière. La formule suppose que le chiffre d'affaires se répartit uniformément sur l'exercice. Sur 365 jours, pour un exercice commencé le 1er janvier, 219 jours mènent au 7 août. Pour une activité saisonnière, cette date ne vaut rien : cumulez le chiffre d'affaires mois par mois et repérez le mois où la marge sur coûts variables cumulée dépasse les charges fixes de l'année.
Un point mort supérieur à la base choisie signifie que le seuil n'est pas atteint sur l'exercice : la marge de sécurité est alors négative.
Trois leviers, qui se chiffrent tous avec le calculateur :
À l'inverse, une embauche ou un nouveau local augmentent les charges fixes. Divisez leur coût annuel par le taux de marge sur coûts variables pour connaître le chiffre d'affaires supplémentaire à trouver : un poste qui coûte 45 000 € par an, à 40 % de taux de MCV, demande 112 500 € de ventes en plus.
Calculez la marge sur coûts variables (chiffre d'affaires HT − charges variables), son taux (MCV / chiffre d'affaires), puis divisez les charges fixes par ce taux. Avec 500 000 € de chiffre d'affaires, 300 000 € de charges variables et 120 000 € de charges fixes : taux de MCV 40 %, seuil de rentabilité 120 000 / 0,40 = 300 000 € HT.
Le seuil de rentabilité est un montant de chiffre d'affaires, en euros. Le point mort est la durée nécessaire pour l'atteindre, en jours : seuil de rentabilité / chiffre d'affaires annuel × 360 ou 365. Un seuil de 300 000 € pour 500 000 € de chiffre d'affaires donne un point mort de 216 jours sur 360.
Les deux se pratiquent : Bpifrance Création indique 360 ou 365 jours. La base 360 suit l'année commerciale, la base 365 le calendrier. L'écart est faible ; l'essentiel est de garder la même base pour comparer les années entre elles, et de ne pas lire la date obtenue au pied de la lettre si l'activité est saisonnière.
C'est l'écart entre le chiffre d'affaires et le seuil de rentabilité, soit le montant de ventes que l'entreprise peut perdre avant d'être en perte. On l'exprime aussi en pourcentage du chiffre d'affaires : 200 000 € sur 500 000 €, soit 40 % dans l'exemple de cette page.
Que l'entreprise perd de l'argent sur l'exercice : sa marge sur coûts variables ne couvre pas ses charges fixes. Le point mort dépasse alors 360 ou 365 jours et la marge de sécurité est négative. Les leviers sont le taux de marge sur coûts variables, les charges fixes et le volume vendu.